le “revenu de base” c’est quoi ?

Imaginez que chaque mois vous touchiez un revenu qui vous permette de vous nourrir, de vous habiller, de vous loger, d’assurer votre santé, votre bien-être et celui de votre famille.

Goeland en vol – Par Jérôme P.

Imaginez que soit appliqué l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
2. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Qu’est-ce qui changerait autour de nous ?

SDF à Paris sous la pluie – photo Alain Bachellier

Travailleuse sans emploi – Par Vinciane Convens

Et vous ? Que feriez-vous de votre vie ?

Voici un film de 45mn qui présente revenu de base inconditionnel :

Le Revenu de base (version courte – 45 min) from Stanislas Jourdan on Vimeo.

Lire aussi  : “Le revenu de base inconditionnel est le socle de la refondation du pacte social” par Jeff Renault

“Il n’est rien au monde de plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue.” Victor Hugo

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Une identité libre sur Internet

Deux micros évènements qui me sont arrivé cette semaine m’ont donné envie d’aborder le sujet de l’identité sur internet. Je suis résolument pour la possibilité de garder l’anonymat.

Personnage de légende, Nessy du Loch a une longue histoire et de nombreuses incarnations autant réelles que virtuelles. Cette histoire se prolonge dans les méandres d’Internet au fond d’un lac virtuel, protéiforme, changeant et brumeux.

Le premier micro-évènement est un rejet. Sur les réseaux sociaux dits professionnels, LinkedIn et Viadeo, à la connexion, vous est proposé le contact avec plusieurs personnes que vous pourriez connaître, soit que vous ayez leur adresse mail dans votre liste sur Gmail, soit que vous ayez un certain nombre de contacts ou d’intérêts en commun. Je clique rarement, mais ça m’arrive.

L’autre jour une de ces personnes m’a demandé mon identité réelle, me conseillant de baisser le masque, sous-entendant peut-être, que ces réseaux professionnels sont des endroits sérieux ou que quelqu’un qui se cache a forcément quelque chose à cacher et forcément, c’est douteux, voire dangereux. Faut dire, avec tous les pédo-nazi-crypto-hackers qui s’y cachent, il vaut mieux jouer la prudence !


Le deuxième est plus amusant. Vous connaissez (ou pas) cette coutume du vendredi sur Twitter, le FollowFriday tagué #FF, qui consiste à recommander de nouveaux abonnements à vos abonnés.

Hier @KlineDubois m’a recommandée de cette façon : “#FF @nessyduloch (Légende de la toile dont j’ai suivi toutes les réincarnations numériques depuis mille ans, mais ça, elle l’ignore) ;-)

Mille ans c’est long ! En réalité, si le Monstre du Loch Ness a une existence légendaire relatée depuis le VIème siècle, grâce au témoignage de Saint Colomban, ma présence régulière sur Internet a une douzaine d’années, pas plus. Malgré tout, j’ai perdu la mémoire du nombre exact d’identités que j’ai bien pu y endosser.

Alors pourquoi donc le choix de l’anonymat ?

J’ai tout de suite apprécié cette possibilité sur Internet de pouvoir communiquer de manière anonyme. Premièrement, tout simplement parce que je suis timide. Jusqu’ici, nous nous exprimions essentiellement par écrit sur Internet, ce qui permettait de choisir ses mots, de les corriger, sans montrer ses émotions. Il m’a fallut longtemps avant d’oser utiliser le chat qui laisse passer plus d’émotions que le mail ou les commentaires sur les blogs et forums. C’est grâce à Second Life que j’ai réussi à m’adapter. Par contre, je n’aime toujours pas utiliser la voix. Je le fais cependant avec des logiciels comme Skype ou Mumble qui servent maintenant aux réunions téléphonées. Je les déteste à peu près autant que le téléphone et bien entendu je n’ai pas non plus de webcam.

Cependant comme tout le monde, l’avatar « carboné » qui m’anime a bien une identité professionnelle avec site, blog et comptes sur les réseaux sociaux. Alors pourquoi ces identités virtuelles ?

La principale raison est que les humains aiment bien ranger les autres dans des cases, des catégories pour se simplifier la vie. Peut-être parce qu’eux-même sont changeants et instables ? Aucune idée, je ne suis pas psychologue. Mais je l’ai remarqué et ça me dérange parce que m’intéresse à de nombreux sujets qui peuvent paraître sans liens. Comme l’avatar-qui-m’anime est une femme et souffre au quotidien du racisme des genres, très vite j’ai pris l’identité d’un homme. Puis celle d’une femme âgée, puis de diverses personnes et avatars imaginaires. Dès qu’on aborde des sujets de conversation sans porter sur soi les a priori qu’on prête aux genres, aux catégories sociales et professionnelles, la parole est plus libre et surtout mieux lue/écoutée.

Afin de diversifier mes contacts, j’use d’autres avatars que celui de Nessy, qui a elle-même l’étiquette écolo sur le front et se retrouve donc être repoussante pour certains. Ainsi quelques personnes qui ne me suivaient pas ou plus sur Twitter par exemple sont mes fans ailleurs !

Cependant, je ne me cache pas. Dès que la conversation est engagée avec une personne et que les sujets de discussions sont abordés librement sans les a priori dérangeants, je décline mon identité et bien des personnes avec lesquelles cette conversation est entretenue deviennent de vrais amis.

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ça y est, j’ai [enfin] fait mon dentifrice bio maison !

Bon, c’est sûr, il n’aura pas le label AB mais je l’ai fait moi-même et rien qu’avec des produits quasi naturels ou issus de l’agriculture biologique. [édité le 13 mars 2012, voir plus bas]

Depuis des années je râle après les emballages de dentifrice. J’en ai plus qu’assez d’acheter des petits tubes de plastique pour les mettre à la poubelle. Pourtant je prends mes tubes de dentifrice bio dans des magasins bio, sans sur-emballage en carton. N’empêche qu’à la fin de l’année ça doit faire quelques kilos de plastique dans les déchetteries !

Je me suis donc lancée dans la fabrication de dentifrice maison grâce au soutien de l’une des fabuleuses pages du blog de Raffa ::: Le Grand Ménage ::: Soins bucco-dentaires – dentifrice. Quand vous avez envie de vous séparer de produits industriels de ménage ou de cosmétiques, ne cherchez pas, lisez Raffa !

dentifrice maisonVoici les ingrédients que j’ai choisi pour un flacon à pompe de 250 ml, utilisé habituellement pour le savon liquide :

  • 3 cuillers à soupe de blanc de Meudon
  • 3 cuillers à soupe d’agar-agar
  • 1 cuiller à soupe rase de paillettes de savon de Marseille
  • 1 grosse pincée de sel fin de Guérande
  • 1 cuiller à café de canelle en poudre
  • 5 gouttes de propolis noire
  • 5 gouttes d’huile essentielle de sauge
  • 10 gouttes d’huile essentielle de thym citron
  • 1 verre d’eau

Tout ceci a été mélangé avec un verre d’eau  jusqu’à obtention d’une pâte lisse pas trop liquide, comme du dentifrice quoi ! Au début, les paillettes de savon font quelques grumeaux mais ça ne dure pas. C’est moins difficile que de faire la pâte à crêpes traditionnelle du Trégor oriental. Malgré le blanc de Meudon, le mélange est plus beigeasse que blanc et sans doute que la cannelle et la propolis n’arrangent rien. Mais pas grave, ce sont mes dents qui doivent être blanches, pas la pâte à dentifrice ! Et puis, le flacon à pompe distribue facilement le dentifrice, c’est plus agréable que de visser, presser, revisser le tube habituel.

Promis, si dans six mois j’ai des caries, je vous tiens au courant :)

[édition du 13 mars 2012]

Finalement le flacon à pompe s’est révélé être un vrai désastre. Comme le flacon n’est pas rempli, la pâte dentifrice sèche et bloque la pompe. Si on ajoute de l’eau le mélange devient peu appétissant… de plus le goût ne me satisfaisait pas, j’aime les goûts forts :) bref j’ai recommencé avec cette fois les proportions suivantes :

  • 1 cuiller à soupe de blanc de Meudon
  • 1 cuiller à soupe d’agar-agar
  • 1/2 cuiller à soupe de paillettes de savon de Marseille
  • 1 grosse pincée de sel fin de Guérande
  • 1 cuiller à café de canelle en poudre
  • 5 gouttes de propolis noire
  • 5 gouttes d’huile essentielle de sauge
  • 10 gouttes d’huile essentielle de thym citron
  • 1/2 verre d’eau

En gros j’ai diminué par 2 les ingrédients qui forment la pâte mais je n’ai presque pas modifié la quantité d’ingrédients qui donnent le goût. Puis j’ai mis la pâte dans des petits pots en céramique (d’anciens récipients de crème à la propolis de 30ml). C’est pratique, on peut emporter facilement le petit pot en voyage.  Je me sers d’une spatule pour déposer une noisette de dentifrice sur la brosse à dent pour l’hygiène.

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